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La piété de Corneille selon son frère.


Les disciples de Louÿs ont enfourché cette belle idée, mais elle est radicalement contredite par ce qu’écrit le propre frère de Corneille à l’article «Rouen» de son Dictionnaire universel géographique et historique (1708; tome III, p.301):

Il a toujours eu beaucoup de religion et de piété. Comme il lisait fort souvent quelques Chapitres de l’Imitation de Jésus-Christ, il en traduisit en vers Français les vingt premiers qu’il fit imprimer pour essayer le goût du public. Ils furent reçus avec un applaudissement général, et l’empressement qu’on témoigna d’en avoir la suite, lui fit entreprendre la traduction de l’Ouvrage entier. On peut dire qu’il n’y a rien de plus beau dans son genre. L’usage des Sacrements auquel on l’a toujours vu porté, lui faisait mener une vie très régulière, et son plus grand soin était d’édifier sa Famille par ses bons exemples. II récitait tous les jours le Bréviaire Romain, ce qu’il a fait sans discontinuer pendant les trente dernières années de sa vie.

Une fois de plus la seule question qu’il faut se poser ici est: qui faut-il croire? le témoignage ultime du frère de Corneille — qui vient confirmer tous les témoignages contemporains — ou les inventions rigoureusement opposées de Louÿs et de ses disciples?

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Chapitre en cours: Louÿs (et ses disciples) sur Corneille (chap. 2)

Partie en cours: L'invention de Pierre Louÿs, ses arguments et ceux de ses disciples (Deuxième Partie)




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