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Les jugements des amis de Molière.


  • témoignage de Boileau, 1663

Le premier texte dans lequel Boileau exprime son admiration à Molière-auteur date du début de l'année 1663. Il a manifestement été écrit dans les jours ou les semaines qui ont suivi le lancement de L'École des femmes (26 décembre 1662), et, comme c'était l'usage, des copies ont rapidement circulé dans Paris puisque, au mois de juillet, dans sa Quatrième Dissertation l'abbé d'Aubignac y fait allusion en accusant Corneille d'être l'instigateur de la fronde déclenchée contre L'École des femmes.

Stances à M. Molière

En vain mille jaloux Esprits,
Molière, osent avec mépris
Censurer ton plus bel Ouvrage :
Sa charmante naïveté
S’en va pour jamais d’âge en âge
Enjouer la Postérité.

Tant que l’Univers durera,
Avecque plaisir on lira,
Que quoi qu’une Femme complote,
Un Mari ne doit dire mot,
Et qu’assez souvent la plus sotte
Est habile pour faire un sot.

Ta Muse avec utilité
Dit plaisamment la vérité;
Chacun profite à ton École,
Tout en est beau, tout en est bon,
Et ta plus burlesque parole
Est souvent un docte sermon.

Que tu ris agréablement!
Que tu badines savamment!
Celui qui sut vaincre Numance,
Qui mit Carthage sous sa loi,
Jadis sous le nom de Térence
Sut-il mieux badiner que toi?

Laisse gronder tes Envieux,
Ils ont beau crier en tous lieux,
Qu’en vain tu charmes le Vulgaire,
Que tes vers n’ont rien de plaisant;
Si tu savais un peu moins plaire,
Tu ne leur déplairais pas tant.

Ces stances ont paru, non signées, dans les Délices de la poésie galante (p. 176-177), recueil qui fut achevé d'imprimer le 25 septembre 1663 et publié par Jean Ribou. Boileau les fera figurer dans ses Œuvres en 1701, en supprimant la deuxième stance.

Ce texte, on le voit, est sans ambiguïté aucune. Cela n'empêche pas les disciples de Louÿs de tenter de les faire servir à leur cause de deux manières différentes:

- acharnés à prouver que la querelle de L'École des femmes n'a jamais existé, que Corneille n'était pas à l'origine de la fronde initiale qui a dégénéré en "querelle littéraire", que l'abbé d'Aubignac ment, etc, les disciples de Louÿs affirment maintenant que ces vers de Boileau sont caustiques et qu'ils ne veulent pas dire ce qu'ils disent.

Ce qui est sûr, c'est qu'au 17e siècle les contemporains ont aussi bien compris que nous ce que disaient ces vers limpides. Voici ce qu'écrit l'abbé d'Aubignac dans sa Quatrième Dissertation (p.119 de l'éd originale):

À quoi pensez-vous, M. de Corneille, d’avoir rebattu tant de fois que l’envie m’a fait soulever contre vous ? Avons-nous jamais eu même emploi ? Vous êtes poète, et poète de théâtre, vous vous êtes abandonné à une vile dépendance des histrions, votre commerce ordinaire n’est qu’avec leurs portiers, et vos personniers ne sont que des libraires du Palais. Voilà certainement un joli métier pour me faire envie. Non, non, M. de Corneille, faites tant de comédies qu’il vous plaira, je n’en serai point jaloux et je m’en divertirai toujours, mais je me réserverai le droit d’en juger selon que vous me plairez ou que vous me déplairez. Il y a bien de la différence entre un honnête homme qui fait des vers et un poète en titre d’office ; le premier s’occupe pour le divertissement de son esprit, et l’autre travaille pour l’établissement de sa fortune ; le premier ne se met guère en peine si ses vers sont bons ou mauvais, il donne quelque chose à la complaisance de ses amis et ne se fâche point qu’un autre fasse plus ou de meilleurs que lui. Mais le poète qui fait profession de fournir le théâtre et d’entretenir durant toute sa vie la satisfaction des bourgeois, ne peut souffrir de compagnon. Il y a longtemps qu’Aristophane l’a dit : il se ronge de chagrin quand un seul poème occupe Paris pendant plusieurs mois, et L’École des Maris et celle des Femmes sont les trophées de Miltiade qui empêchent Thémistocle de dormir. Nous en avons su quelque chose, et les vers que M. Despréaux [=Boileau] a faits sur la dernière pièce de M. Molière nous en ont assez appris.

On voit que la dernière phrase réfère explicitement aux stances de Boileau et invite même les lecteurs à penser que Boileau faisait explicitement référence à la jalousie de Corneille. Que personne n'ait pris la peine de laver Corneille de cette accusation de jalousie incite à penser que Corneille était indéfendable sur ce point. Sur le silence de Donneau de Visé, le principal défenseur de Corneille à ce moment, qui fait pourtant allusion dans sa réplique à ce passage de la Dissertation de d'Aubignac, voir la page: Textes mentionnant sans ambiguïté une hostilité de Corneille envers Molière.

- Les disciples de Louÿs cherchent ensuite à interpréter les vers où Térence est d'abord désigné par une périphrase désignant Scipion Émilien (le vainqueur de Numance et de Carthage), comme la preuve que Boileau accuse à mots couverts Molière de n'être qu'un prête-nom comme Térence. Pour prendre la pleine mesure de l'aberration de cette interprétation (qu'ils réitèrent à propos de La Fontaine), on se reportera à la page: Les témoignages de La Fontaine et la question de Térence.

  • témoignage de Boileau 1664-65

Voici le début de la Satire II de Boileau, expressément dédiée à Molière, présentée comme la contrepartie de tous les mauvais rimeurs qui accablent la France.

À M. de Molière

Rare et fameux esprit, dont la fertile veine
Ignore en écrivant le travail et la peine ;
Pour qui tient Apollon tous ses trésors ouverts,
Et qui sais à quel coin se marquent les bons vers :
Dans les combats d’esprit savant maître d’escrime,
Enseigne-moi, Molière, où tu trouves la rime.
On dirait quand tu veux, qu’elle te vient chercher :
Jamais au bout du vers on ne te voit broncher ;
Et, sans qu’un long détour t’arrête ou t’embarrasse,
A peine as-tu parlé, qu’elle-même s’y place.

Il faut bien noter qu’à la date de la publication de cette Satire II (1665) — ou de la rédaction et de sa circulation sous forme manuscrite (1664) — Molière a déjà fait publier les pièces en vers suivantes (ordre chronologique de publication): Le Cocu imaginaire, L’École des Maris, Les Fâcheux, L’Étourdi, Le Dépit amoureux, L’École des femmes. Il s’est en outre particulièrement fait remarquer par son brillant Remerciement au Roi, paru à l’automne 1663 (voir ce texte: Texte de Molière parodiant un texte de Corneille..

Les personnages du Panégyrique de L’École des femmes de Charles Robinet, texte paru au cours de la «querelle de L’École des femmes» (imprimé le 30 novembre 1663) dans lequel l’auteur s’efforce de tenir la balance égale entre partisans et adversaires de Molière, s’étendent longuement sur le Remerciement au Roi: tous, même ceux qui affectent de critiquer Molière, font état de la manière extrêmement favorable dont il a été reçu (voir la sc. V, p. 74-78)

NB. Les disciples de Pierre Louÿs sont évidemment très embarrassés par cet éloge du talent poétique de Molière délivré publiquement par un contemporain aussi irrécusable que Boileau; d'autant plus que ni les nombreux ennemis de Molière ni les nombreux ennemis de Boileau ne se sont indignés contre cet éloge et n'ont remis en cause les qualités de Molière que Boileau admire. C'est pourquoi, dans l'impossibilité de récuser un tel éloge, ils adoptent ici une technique classique de désinformation. Sous prétexte que cet éloge figure dans une satire de Boileau, ils prétendent qu’il n’est pas sincère et qu’il est ironique. On voit bien comment pour défendre leur thèse ils appliquent un audacieux réductionnisme sur le genre de la satire. Car ils négligent justement le point de vue adopté par Boileau: il écrit une satire dont le but est de dénoncer les poètes médiocres qui ne font que de mauvais vers et, afin de mieux dénoncer leur médiocrité, il présente très sérieusement le talent de Molière comme la pierre de touche qui permet de reconnaître les mauvais versificateurs. Ce ne peut être un sérieux ironique, sinon c’est tout le fonctionnement de sa satire qui est mis à bas. La suite de la satire en témoigne:

[…]
A peine as-tu parlé, qu’elle-même s’y place.
Mais moi, qu’un vain caprice, une bizarre humeur,
Pour mes péchés, je crois, fit devenir rimeur,
Dans ce rude métier où mon esprit se tue,
En vain, pour la trouver, je travaille et je sue :
Souvent j’ai beau rêver du matin jusqu’au soir :
Quand je veux dire blanc, la quinteuse dit noir.
Si je veux d’un galant dépeindre la figure,
Ma plume pour rimer trouve l’abbé de Pure,
Si je pense exprimer un auteur sans défaut,
La raison dit Virgile, et la rime Quinault.

……………………………………

Un sot, en écrivant, fait tout avec plaisir.
Il n’a point en ses vers l’embarras de choisir ;
Et, toujours amoureux de ce qu’il vient d’écrire,
Ravi d’étonnement, en soi-même il s’admire.
Mais un esprit sublime en vain veut s’élever
A ce degré parfait qu’il tâche de trouver ;
Et, toujours mécontent de ce qu’il vient de faire,
Il plaît à tout le monde, et ne saurait se plaire,
Et tel, dont en tous lieux chacun vante l’esprit,
Voudrait pour son repos n’avoir jamais écrit.
Toi donc, qui vois les maux où ma muse s’abîme,
De grâce, enseigne-moi l’art de trouver la rime :
Ou, puisque enfin tes soins y seraient superflus,
Molière, enseigne-moi l’art de ne rimer plus.

S’efforçant d’aller au bout de leur entreprise de dépréciation, les disciples de Pierre Louÿs convoquent un autre passage de cette satire pour le rapprocher de ce que dit Boileau de la «fertile veine» de Molière:

[…] Bienheureux Scudéry, dont la fertile plume

Peut, tous les mois, sans peine, enfanter un volume.

Tes écrits, il est vrai, sans forme et languissants
Semblent être formés en dépit du bon sens:

Mais ils trouvent pourtant, quoi qu’on en puisse dire,

Un marchand pour les vendre, et des sots pour les lire. […]

On saisit toute la différence entre l’éloge adressé à Molière et à sa «fertile veine», dont Boileau dit qu’il «sai[t] à quel coin se marquent les bons vers», et l’attaque contre Scudéry et sa «fertile plume» qui n’enfante que des «écrits […] sans forme et languissants» qui «semble formés en dépit du bon sens». La comparaison entre les deux passages fait éclater l’opposition entre l’écrivain dont on fait l’éloge (Molière) et l’écrivain envers qui justement on fait preuve d’ironie (Scudéry).

Pour achever de se convaincre qu’il n’y a nulle ironie dans le jugement de Boileau, il convient de se reporter: 1) à l’Épître VII du même Boileau, «À Racine» (1677), tout entière consacrée à l’éloge de Molière:

[…]
Avant qu’un peu de terre, obtenu par prière,
Pour jamais sous la tombe eût enfermé Molière,
Mille de ces beaux traits, aujourd’hui si vantés,
Furent des sots esprits à nos yeux rebutés.
L’ignorance et l’erreur à ses naissantes pièces,
En habits de marquis, en robes de comtesses,
Venaient pour diffamer son chef-d’œuvre nouveau,
Et secouaient la tête à l’endroit le plus beau.

Le commandeur voulait la scène plus exacte;
Le vicomte, indigné, sortait au second acte:
L’un, défenseur zélé des bigots mis en jeu,
Pour prix de ses bons mots le condamnait au feu;
L’autre, fougueux marquis, lui déclarant la guerre,
Voulait venger la cour immolée au parterre.

Mais, sitôt que d’un trait de ses fatales mains,
La Parque l’eut rayé du nombre des humains,
On reconnut le prix de sa Muse éclipsée.

L’aimable Comédie, avec lui terrassée,
En vain d’un coup si rude espéra revenir,
Et sur ses brodequins ne put plus se tenir.

Tel fut chez nous le sort du théâtre comique.
[…]

2) On se reportera aussi au récit de Brossette correspondant et confident du vieux Boileau (toujours appelé Despréaux au 17e siècle):

«Elle [la Satire II] fut faite en 1664. La même année, l’auteur étant chez M. du Broussin, avec M. le duc de Vitry et Molière, ce dernier y devait lire sa traduction de Lucrèce en vers français, qu’il avait faite dans sa jeunesse. En attendant le dîner, on pria M. Despréaux de réciter la satire adressée à Molière; mais après ce récit, Molière ne voulut plus lire sa traduction, craignant qu’elle ne fût pas assez belle pour soutenir les louanges qu’il venait de recevoir. Il se contenta de lire le premier acte du Misanthrope, auquel il travaillait en ce temps-là, disant qu’on ne devait pas s’attendre à des vers aussi parfaits et aussi achevés que ceux de M. Despréaux, parce qu’il lui faudrait un temps infini, s’il voulait travailler ses ouvrages comme lui.»

(Note sur la Satire II de Boileau, dans Boileau, Œuvres, Genève, 1716, t. I, p. 21)

3) On se reportera enfin aux notes sur les Satires de Le Verrier, autre confident et ami du vieux Boileau (DOCUMENT CAPITAL CAR CES NOTES ONT ÉTÉ REVUES ET CORRIGEES PAR BOILEAU).

[NB

Pour la bonne intelligence de ce texte, on précisera que Le Verrier avait noté des commentaires sur feuillets blancs intercalés dans les pages de l’édition de 1701 des Satires de Boileau: ces commentaires ont été ensuite raturés et annotés par Boileau lui-même. On se souviendra que Boileau (toujours appelé Despreaux au 17e siècle) est ici désigné tantôt comme M. Des Préaux, tantôt comme «L’Auteur», tantôt comme notre «notre Auteur»]

Texte rédigé par Le Verrier et biffé tantôt par lui, tantôt par Boileau lui-même. Nous mettons entre crochet ce qui est biffé.

«SATIRE II
«[M. Des Préaux qui ne voulait connaître que ses livres, ne songeait point à connaître l’illustre Molière. Mais] M. de Puy-morin, frère de notre Auteur et fort ami de [cet excellent Poète comique, leur fit faire connaissance]. Leur caractère qui tendait également au vrai, leur génie, [et peut-être plus que tout cela les études que Molière faisait d’après nature, sur ce qu’il remarquait dans les discours et dans les actions de notre Auteur], les portèrent à se voir souvent. [Leur amitié se forma bientôt. Leur] estime mutuelle [ne fit qu’augmenter]. Encore aujourd’hui l’Auteur ne feint pas de dire publiquement qu’il met Molière au dessus de Corneille et [même de son ami] Racine. La raison qu’il en [donne], c’est [qu’il prétend qu’encore que la Comédie soit d’un genre inférieur à la Tragédie, néanmoins il a mieux fourni sa carrière que les deux autres ne sont venus à bout de leur entreprise].
Selon l’ordre de la composition cette Satire devrait être la [cinquième] satire de l’Auteur. La première que nous venons de voir est entièrement dans l’air de Juvénal. Celle-ci est tout à fait dans le goût d’Horace.
L’Auteur donne ici à son ami une facilité de tourner un vers et de rimer, que son ami n’avait pas, mais il est question de le louer et de lui faire plaisir.

[suit le commentaire de quelques vers; les dernières notes sont celles-ci:]

v.92 et suivants:

Mais un Esprit sublime, en vain veut s’élever
A ce degré parfait qu’il tâche de trouver :
Et toujours mécontent de ce qu’il vient de faire,
Il plaît à tout le monde, et ne saurait se plaire.
Et Tel, dont en tous lieux chacun vante l’esprit.
Voudrait pour son repos n’avoir jamais écrit.

L’auteur a mis ces quatre vers parce qu’il a accoutumé de parler ainsi de lui lorsqu’à cœur ouvert il exprime ses sentiments à ses véritables amis. Molière de son côté était dans les mêmes sentiments. Il admira ces quatre vers dès qu’il les entendit lire, et serrant la main à l’auteur, son action et ses paroles exprimèrent les sentiments de son cœur. Car Molière lui dit, vous venez de dire une des plus grandes vérités que vous ayez jamais dites. En effet, je ne suis jamais content de moi dans mes ouvrages.

Texte reconstitué d’après les biffures et les ajouts (en gras) de Boileau: SATIRE II

M. de Puy-morin frère de notre Auteur et fort ami de Molière fut celui qui donna à son frère la connaissance de cet illustre Poète comique. Leur caractère qui tendait également au vrai, leur génie enclin à la satire et leur dégoût pour les impertinences des Hommes les portèrent bientôt à se voir souvent et l’estime mutuelle qu’ils avaient l’un pour l’autre alla toujours en augmentant. Encore aujourd’hui l’Auteur ne feint pas de dire publiquement qu’il met Molière au dessus de Corneille et de Racine. La raison qu’il en apporte, c’est que des trois c’est celui qui a le plus attrapé la Nature.
Selon l’ordre de la composition cette Satire devrait être la quatrième satire de l’Auteur. La première que nous venons de voir est entièrement dans l’air de Juvénal. Celle-ci est tout à fait dans le goût d’Horace.
L’Auteur donne ici à son ami une facilité de tourner un vers et de rimer, que son ami n’avait pas, mais il est question de le louer et de lui faire plaisir.

[suit le commentaire de quelques vers; les dernières notes sont celles-ci:]

v.92 et suivants:

Mais un Esprit sublime, en vain veut s’élever
A ce degré parfait qu’il tâche de trouver :
Et toujours mécontent de ce qu’il vient de faire,
Il plaît à tout le monde, et ne saurait se plaire.
Et Tel, dont en tous lieux chacun vante l’esprit.
Voudrait pour son repos n’avoir jamais écrit.

Molière fut extrêmement frappé de ces 4 vers la première fois qu’il les entendit et serrant la main à l’auteur, Voilà, dit-il, une grande vérité et pour moi je vous avoue que je n’ai jamais rien fait dont j’aie été content.»

Les Satires de Boileau commentées par lui-même et publiées avec des notes par Frédéric Lachèvre. Reproduction du commentaire inédit de Pierre Le Verrier, avec les corrections autographes de Despréaux. Le Vésinet/Courménil, 1906, p.25-29.

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Chapitre en cours: Molière auteur, les témoignages contemporains (chap. 1)

Partie en cours: État de la question (Première Partie)




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